La crise deux en un

C’est la toute dernière tendance, Messieurs, Dames : la crise double ! Quand y en a plus, y en a encore !

Celle-ci m’a prise en traître alors que j’étais au volant. Je revenais tranquillement du supermarché. J’étais toute guillerette parce que la caissière m’avait fait un gentil compliment et que le week-end se profilait enfin à l’horizon après une semaine difficile… Vous avez déjà remarqué comme les crises se déclarent toujours quand tout va bien ? Elles n’arrivent jamais les jours où vous êtes déjà raplapla, où vous vous traînez lamentablement à la maison et où finalement, une petite crise en plus, ça ne changerait pas grand chose. Non : il faut toujours que ça soit un coup de tonnerre qui vous coupe les ailes en plein vol !!! Enfin, là, c’est plutôt mon moteur que j’ai dû couper quand je me suis rendue compte que « oups, il manque des chiffres sur cet écran digital » !

Donc, je me gare sur le côté de la route le temps de récupérer mon champ de vision. J’attends, j’attends. Ça ne passe toujours pas et l’heure tourne. Je commence à m’inquiéter pour mes enfants qui vont sortir de l’école à midi et que personne d’autre ne peut aller chercher. Je m’inquiète d’autant plus que je me sens vraiment très mal : J’ai envie de vomir, je me sens si faible qu’il me semble que je ne parviendrai même pas à tenir mon volant. Manifestement, elle va être costaud celle-ci.

Quelques minutes plus tard, j’arrive malgré tout à rentrer chez moi. J’avale 2 cachets tout en sachant qu’il est trop tard pour que ça change quoi que ce soit et je m’allonge la demie heure qu’il me reste avant d’aller chercher ma progéniture. La douleur, les picotements, les mots qui se mélangent ; bref, le truc habituel.

Au bout d’une demie heure, je me lève pour partir, pensant avoir passé le plus dur et là, je me rends compte que ça recommence : une heure après le début de la crise, il manque à nouveau une partie de mon champ de vision et rebelote… On est reparti pour un tour : doubles picotements, doubles troubles du langage, une envie de vomir à crever, une douleur comme je n’en avais plus connue depuis 20 ans !

Cette fois, Aura, je crois que t’avais pris des vitamines ! D’habitude, tu ne m’immobilises que 2 heures tout au plus. Mais là, je n’ai rien pu faire pendant 2 jours !!!